STENDHAL OU MONSIEUR MOI-MÊME . par MICHEL CROUZET Grande Biographie Flammarion 1990

35,00 

Sthendhal ou Monsieur Moi-Même 

 Grande Biographie Flammarion, 1990

Livre : 796 Pages.
 Ouvrage publié avec le concours du Centre National des lettres. 
Cet ouvrage a été réalisé sur Système Cameron par la SOCIÉTÉ NOUVELLE FIRMIN-DIDOT Mesnil-sur-l’Estrée
 Pour le compte des Éditions Arthaud le 27 février 1990.
Michel Crouzet , professeur à la Sorbonne, a publié sur Stendhal et sur la littérature du XIX siècle de nombreux articles et ouvrages. Il a aussi étudié, Flaubert, Merimée, Barbey d’Aurevilly, Théophile Gautier, Walter Scott, E. et J. de Goncourt, Nerval, P. Bourget, etc.
Classification Dewey : 928-Ecrivains
Très Bon Etat +++
 

 

 

Description

Sthendhal ou Monsieur Moi-Même 

  Il était certain, il se l’était promis, qu’on le reconnaîtrait, et qu’on le connaîtrait vers 1880. Stendhal avait prévu juste : la fin du dernière siècle fut son grand moment. Son œuvre « intime », journal, marginales, mémoires, lettres, notes de blanchisseuse, comptes d’apothicaire, graffiti à usage interne, tout était disponible et publié. Enfin il fut connu comme il le voulait : intégralement, masque et visage, œuvres et manies et lubies, romans, esthétique et cachotteries. Alors il est entré dans la gloire: des équipes entières travaillaient à diminuer les zones d’ombre qu’il avait établies sur lui-même et à élargir les taches de lumières qu’il avait aussi dûment préparées. Mais en 1980 et pire en 1990, il devient un inconnu, un méconnu. Est-il encore Stendhal sans une certaine familiarité avec Henri Beyle ? Son nom est partout; son œuvre, réduite par « le consensus » à un roman vite gaspillé et banalisé dans les études scolaires, est terriblement appauvrie, et sa vie, la première de ses œuvres sans doute, est oubliée. Le présent livre qui reprend et actualise l’immense savoir sur Stendhal, ou sur l’homme Unique, qui fit de l’entreprise « d’être soi » un héroïsme, une méthode et une inspiration, le suit dans sa vie vécue, ses amours, ses métiers, ses plaies d’argent et de vanité, ses crises, ses haines, ses joies, ses rôles surtout car, déjà légendaire de son vivant, et pour lui-même, il était si multiple, si unique, si cache, si public, qu’il passait à l’état d’énigme. Ecrire une biographie de Stendhal ce n’est sans doute que rétablir la complicité du lecteur avec l’auteur. « Il n’y a que vous et moi », semble-t-il toujours dire comme l’avait saisi Valéry.

 

 

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